Anne de Bretagne

ANNE DE BRETAGNE  – janvier 2015
À l’occasion du cinq centième anniversaire de sa disparition, suivons sa trace à travers une sélection de documents et rétablissons la vérité historique, ANNE DE BRETAGNE a rétablit la totale souveraineté sur son « Duché de Bretaigne » ad vitam aeternam (pour l’éternité, en droit, seul un nouveau document signé d’Ambassadeurs pouvait remettre en question ce traité de janvier 1499 ce qui ne fût jamais fait et même en 1532). Aujourd’hui la Bretagne est toujours juridiquement sous l’observation de ce traité qui établit les relations juridiques internationales entre la Bretagne et la France (simple pays occupant).

Anne de Bretagne et la Nation Bretonne.

Avant ses mariages, en tant que Duchesse de Bretagne elle fait détruire les anciennes monnaies du Duché et toutes celles qui sont en circulation en Bretagne, même celle du roi. Elle émet une nouvelle monnaie plus forte à son effigie pour montrer ainsi qu’elle est à l’égale du roi de France, Duchesse « comme une Reine en son pays » . Elle interdit à quiconque en Bretagne, mais aussi de « nacions étrangères »,  d’utiliser les anciennes monnaies sous peine de . »confiscation de corps et biens »

Anne prend les titres de « Royne de France et Duchesse de Bretaigne » et rappelle que le roi lui accorde « la totale disposition des affaires de noz pays et duché de Bretaigne ». Elle indique par ailleurs avoir consulté les « advys et opinions des gens de notre conseil tant en Bretaigne que ceulx estans ycy avecques nous »

Les diverses «  nacions » du temps de François II et Anne de Bretagne

 

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A_L_anne_jeunesse_Tilly peintre 1898

Anne de Bretagne qui avait été spoliée de ses droits lors du premier mariage avec son ennemi Charles VIII, retourne aussitôt en Bretagne. La Duchesse et Reine, souveraine en son Duché en Janvier 1499, reçoit le roi Louis XII au Château de Nantes et elle exige qu’il lui restitue, par le Traité de Nantes de 1499, l’intégralité de ses prérogatives. « Sans qu’aucun Roi ni successeur y puisse y quereller, ni autre chose demander., et afin que cela soit ferme et stable pour toujours. » – (Traité international de droit public, toujours existant en droit, et seul lien juridique entre la Bretagne et la France en 2016 – 13 clauses)

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26 juin 1471 : Mariage de François II, Duc de Bretagne, et de Marguerite de Foix, fille de Gaston IV, Comte de Foix, et d’Eléonore d’Aragon, héritière de Navarre.
25 janvier 1477 : Naissance d’Anne de Bretagne à Nantes.

16 avril 1481 : François II et Maximilien d’Autriche signent un traité d’alliance contre Louis XI.
10 mai 1481 : François II et Edouard IV d’Angleterre signent un traité d’alliance contre Louis XI (roi de France). Anne de Bretagne est promise en mariage au prince de Galles, ou à défaut à son frère cadet, le Duc d’ York .
Début 1484 : Assassinat des enfants d’Edouard IV (le prince de Galles et le duc d’York) par leur oncle Richard III.
Janvier 1487 : Louis d’Orléans s’échappe de la cour de France et se réfugie en Bretagne sous la protection de François II (une partie de la noblesse de Bretagne le lui reproche).
Fin mai 1487 : Une armée française de 15 000 hommes envahit la Bretagne, sous prétexte de capturer Louis  d’Orléans. Certains nobles Bretons ayant pris partis pour le roi de France (qui leur avait promis de payer moins d’impôts) trahissent le Duché et combattent contre l’Armée de Bretagne.
28 juillet 1488 : Défaite des Bretons et massacres de l’Armée de Bretagne à Saint-Aubin-du-Cormier (certains bretons ayant pris les insignes et croix rouge de l’Angleterre, car l’armée anglaise était peu nombreuses, sont achevés sur place). Le duc d’Orléans est fait prisonnier par les Français. (il sera emprisonné durant 3 ans).

François II , Duc Souverain de Bretagne, venait de mourir le 9 septembre 1488, à Coiron (aujourd’hui Couëron), près de Nantes, laissant à sa fille Anne une couronne mal affermie et un pays divisé, envahi, en proie aux intrigues du dedans et aux convoitises d’un ennemi puissant et redoutable, déjà maître d’une bonne partie des places fortes du Duché. Le Roi de France, son ennemi, dont les troupes venaient de massacrer l’armée Bretonne, à Saint-Aubin-du-Cormier, avait pourtant accordé la paix au vieux Duc mourant, d’après l’avis de son Chancelier, Guy de Rochefort. La mort n’avait pas laissé à François II le temps d’exécuter les conditions du traité, dictées au Verger, par le roi, dans le mois d’août, et ratifiées à Couëron par le Duc de Bretagne. Pendant que les intrigues, pour marier la jeune Duchesse, héritière de la Bretagne, s’agitaient autour d’elle et divisaient les seigneurs de sa cour en factions plus acharnées entre-elles que contre l’ennemi extérieur, Anne, retirée à Guérande, avec son tuteur Jean de Rieux, maréchal de Bretagne, échangeait des ambassades avec le Roi de France, et adressait en même temps à ses fidèles bourgeois de Rennes la lettre suivante, signée de sa main :

— LETTRE DE LA DUCHESSE ANNE AUX HABITANTS DE RENNES. —
« De par la Duchesse. Nos bien amez et feaulx, vous scavez le deceix avenu du Duc nostre très redoubté seigneur et père que Dieu absolle, qui nous est et à tout le pais dure chose à porter, fors le reconfort de sa très-belle fin ; en son vivant peu de temps avant son deceix eut troicté de paix avec le Roy, lequel par avant son deceix me commanda tenir, que suys delibérée de faire. Mais pour ce que en celui troicté y a aucuns pouaints et promesses qui restent estre acomplies tant de la part du Roy que de nous, en actandant les Estatz de nostre dit pais lesquelz avons mandez, vous prions et neantmoins mandons que promptement et en toute diligence vous chouaissisez tant de gens d’église, gens de conseil que bourgeois jucques au nombre de seix bons personnaiges des plus notables et scavans de nostre ville de Rennes, pour venir devers nous ; car en déliberacion de ce que sommes tenuz faire touchant ledit troicté et autres noz affaires, desirons avoir voz conseilz et avis comme de ceulx en qui avons seurté et qui tousiourz ont esté à noz predecesseurs et au bien de leurs pais bons et loyaulx subgectz et que esperons que soyez envers nous. Et à tant soyez Dieu qui, noz bien amez et feaulx, vous veille preserver et tenir en sa garde. Escript à Guerrande le XVIe jour de septembre. Signé : Anne, et plus bas : DEFORESTZ ». (Note : La suscription de ladite lettre est ainsi conçue : « A noz bien amez et feaulx les gens d’eglise, gens de justice, bourgeoys et habitans de nostre ville de Rennes »).(archives municipales de Rennes).

10 février 1489 : Anne de Bretagne est couronné duchesse de Bretagne à la cathédrale de Rennes.

ANNE DE BRETAGNE –

15 février 1490 : Procuration d’Anne de Bretagne pour conclure un traité d’alliance avec le roi d’Angleterre, donnée à Rennes, le 15 février 1490. Signature autographe. Sceau pendant de la duchesse Anne. (voir image de la procuration – AdB_15_2_1490)
27 octobre 1490 : La duchesse Anne de Bretagne adhère à la ligue formée par Maximilien d’Autriche et Henri VII d’Angleterre contre Charles VIII, roi de France.


19 décembre 1490 : Mariage par procuration de la duchesse Anne de Bretagne et de Maximilien d’Autriche (Maximilien Ier de Habsbourg).
À la tête du Duché de Bretagne depuis la disparition de son père François II en 1488, Anne de Bretagne s’oppose au roi de France Charles VIII contre qui elle cherche à contracter des alliances ; c’est dans ce dessein quelle épouse le 19 décembre 1490 Maximilien d’Autriche, roi des Romains et fils de l’empereur du Saint-Empire. Une lettre patente du 23 mars 1491 conservée dans le fonds de la famille de Francheville témoigne de cette période mouvementée de la vie de la Duchesse. Trace de son éphémère mariage, cette lettre est donnée au nom des deux époux sous les titres de « Roy et Royne des romains, ducs de Bretaigne ». Anne et Maximilien y commandent à Pierre de Francheville, receveur du fouage dans l’évêché de Vannes, de lever le second terme du fouage ordonné par François II en 1486. Le receveur se heurte cependant à Jean II de Rohan, qui a déjà levé cet impôt pour son compte dans certaines seigneuries. Le document souligne donc les difficultés que pose l’organisation de réseaux fiscaux concurrents dans une Bretagne divisée car une partie de la noblesse avait contesté à François II la succession au Duché par sa fille Anne de Bretagne.

Fin mai à octobre 1491 : Les Français se rendent maîtres de la Bretagne à l’exception de la ville de Rennes.
15 novembre 1491 : Signature du traité de Rennes qui conclut la paix entre Anne de Bretagne et Charles VIII.
6 décembre 1491 : Mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII.

Les difficultés fiscales s’accompagnent de difficultés militaires. En réaction au mariage d’Anne, dont la célébration est contraire au traité du Verger de 1488, le roi de France attaque le Duché puis met le siège devant Rennes. Vaincue militairement, Anne (13 ans) doit épouser Charles VIII le 6 décembre 1491 et devient Reine de France, première étape vers l’annexion du Duché de Bretagne par le royaume de France.

8 février 1492 : Anne de Bretagne est couronnée Reine de France à Saint-Denis.
Mars à juin 1492 : Complot de la Résistance bretonne ayant pour but de livrer la Bretagne aux Anglais afin de recouvrer la Souveraineté perdue.

9 décembre 1493 : Charles VIII supprime la Chancellerie de Bretagne.
Un processus de confiscation du pouvoir au profit du roi de France, parachevé par la suppression de la Chancellerie bretonne, est alors à l’œuvre. Si Charles VIII procède à une reconnaissance progressive des différentes institutions ducales et renoue peu à peu le dialogue avec les représentants du Duché, il interdit toutefois à Anne de porter le titre de Duchesse.

« La reine a 17 ans, elle est de petite taille, fluette, et elle boite visiblement d’une jambe, bien qu’elle porte des chaussures à haut talon pour cacher sa difformité. Elle a le teint foncé et elle est assez jolie. Sa finesse d’esprit est remarquable pour son âge et une fois qu’elle a décidé de faire quelque chose, elle s’efforce d’y parvenir par n’importe quel moyen et à n’importe quel prix ». (Zaccaria Contarini, ambassadeur de Venise, 1492)

Une lettre patente de Charles VIII du 17 octobre 1493 rend palpable cet effacement d’Anne de Bretagne dans le gouvernement du Duché , Anne étant mal conseillée par son entourage sur ses droits (on ne pouvait la déposséder de ses droits et biens). Charles VIII y interdit d’abattre les bois de la forêt de Suscinio dont le mauvais état lui a été exposé par Jean Gibon, Procureur en la Chambre des comptes. Le fait que Jean Gibon soit un proche conseiller d’Anne issu d’une lignée d’hommes de finances du Duché témoigne du ménagement dont Charles VIII fait preuve à l’égard du personnel mis en place par les Ducs. Malgré cet élément de continuité, le document frappe avant tout par l’absence totale d’Anne de Bretagne. Charles VIII, sans faire aucune allusion à son épouse, désigne d’ailleurs le Château de Suscinio comme « maison royale » et parle des ducs de Bretagne comme de ses « prédictesseurs ».(rien n’est impossible à un occupant quelle que soit l’époque, il peut se parer de tous les attributs cela n’empêche pas qu‘il contrevient au Droit romain de l’époque. Les francs (tribus des germains) venus du nord de l’Europe, ennemis héréditaires depuis leurs invasions des territoires Celtes au Vème siècle, la Francie devenue royaume de France vers l’an 1200 .  Se nommant depuis lors, français, et cherchant à conquérir et s’accaparer ces terres depuis plus de 1000 ans.)

Anne_Reine et Duchesse

7 avril 1498 : Décès du roi de France Charles VIII , il allait pour jouer au jeu de paume et se cogne la tête dans le fronton d’une porte.

9 avril 1498 : Anne de Bretagne rétablit la Chancellerie de Bretagne.

Le décès de Charles VIII créé une situation nouvelle en redonnant, par le 1er traité de mariage, à Anne de Bretagne toutes ses prérogatives de Duchesse, dont elle use pour rétablir la Chancellerie de Bretagne et faire émettre des monnaies d’or. En position de force durant cette période de veuvage, Duchesse désormais puissante et Reine douairière de France.(elle eut pût rester veuve, rien ne l’obligeait dans le traité, elle devait simplement se remarier avec un roi de France si elle choisissait de se remarier et elle fit bien comprendre cela au Duc Louis d’Orléans pendant 9 mois).

« Pour parler de son savoir, oncques royne ne l’approcha … ». (pour parler de son savoir, aucune autre Reine de France ne fût à son niveau de culture).(André de la Vigne, Croniques et gestes de Francoys premier)

28 septembre 1498 : Anne de Bretagne préside les États de Bretagne à Rennes.
Anne de Bretagne peut alors négocier son contrat de mariage avec le roi Louis XII et pour cela elle lui fera savoir en retournant en Bretagne plusieurs mois afin qu’il cède à ses exigences. Outre des règles de dévolution du Duché favorable à l’émergence d’une nouvelle lignée ducale distincte de celles des rois de France, elle exige et obtient par les 2 lettres-traités signées par Louis XII (publiées le 7 et le 19 janvier 1499 ) de disposer des affaires du Duché de Bretagne et restaurer la totale souveraineté sur son Duché « sans qu’aucun rois ni successeurs ne puisse y quereller et afin que cela soit ferme et stable à toujours ».

Traité de Nantes 1499, signé au Château le 1er Janvier 1499 (2 Lettres-traité) conditions à son mariage qui est une « Union personnelle » entre Couronnes, de droit international public (droit des gens), et donc pas d’union de territoires puisque l’union personnelle n’est pas transmissible à un autre souverain en droit de l’époque comme aujourd’hui. (voir cours de droit international public.) c’est pour cela que François 1er, roi de France, en 1532 viens à Vannes pour obtenir une modification et Annexe la Bretagne par un faux traité (loi française sans valeur car les Etats de Bretagne n’avaient pas de légitimité pour conclure un traité qui est du seul ressort d’un Duc Breton légitime, de son gouvernement et d’Ambassadeurs) la Nation Bretonne reste cependant autonome jusqu’en 1790 moment où la Bretagne deviens une colonie Française jusqu’à aujourd’hui, par une Annexion de territoire contraire aux droits des Nations, et notamment de la Nation Bretonne (voir René-jean de Botherel et sa protestation à l’Europe du 13.02.1790 :« il n’y a plus de tribunal légal en Bretagne » explique le Procureur des Etats de Bretagne, à l’Assemblée Constituante, car il était chargé par son serment de garder les Constitutions de la Bretagne et de s’opposer à toutes modifications)

8 janvier 1499 : Mariage d’Anne de Bretagne et de Louis XII.

Août 1501 : Premières négociations en vue de marier Claude, fille d’Anne de Bretagne, et de Louis XII, à Charles de Luxembourg (futur Charles-Quint).

ANNE DE BRETAGNE

Juin à fin septembre 1505 : Tro Breiz d’Anne de Bretagne en Bretagne. (elle fait le tour de la Bretagne)

Une lettre patente de décembre 1512 conservée dans le fonds du couvent des trinitaires de Sarzeau laisse transparaître le retour d’Anne de Bretagne aux commandes du Duché. Anne y accorde en effet aux religieux une rente de dix livres présentée comme une compensation des torts subis lors de la réformation du domaine de Rhuys ordonnée par Anne en 1510. Les traces de l’implication d’Anne dans les affaires de son Duché sont nombreuses. Anne prend les titres de « Royne de France et Duchesse de Bretaigne » et rappelle que le roi lui accorde « la totale disposition des affaires de noz pays et duché de Bretaigne ». Elle indique par ailleurs avoir consulté les « advys et opinions des gens de notre conseil tant en Bretaigne que ceulx estans ycy avecques nous », ce qui laisse penser que la Duchesse-Reine s’appuie sur un conseil particulier distinct du conseil royal. La formule finale du document, rappelant la nécessité d’une confirmation par Louis XII des décisions prises par Anne de Bretagne, met cependant en évidence les limites de son pouvoir : même si la confirmation de Louis XII se contente de reprendre ce qui a été décidé par son épouse.

Duchesse et Reine de France, dernière des reines médiévales, première des reines modernes. Icône d’une Bretagne fière de ses particularités, coutumes, langues et de ses Droits (droit romain à l’époque). Anne de Bretagne est tout cela à la fois. En précisant et nuançant le portrait d’Anne de Bretagne, qui a été déformé par les historiens français pour des raisons politiques, en l’humiliant et la rabaissant (l’annexion de la Bretagne était une violation du droit de l’époque et l’est toujours aujourd’hui au regard du Droit international), les archives permettent de mesurer la distorsion opérée au fil des siècles entre réalité historique et représentation.

Elle s’opposera à Louis XII pour ce qui concerne le mariage de sa fille Claude. Louis XII attendra sa mort pour marier Claude au futur François 1er.
Duchesse de Bretagne, Reine des Romains, puis deux fois Reine de France, Anne de Bretagne s’éteind à Blois le 9 janvier 1514.

9 janvier 1514 : Décès d’Anne de Bretagne.
16 février 1514 : Inhumation d’Anne de Bretagne à Saint-Denis. Les cérémonies funèbres durent cinq semaines et furent grandioses.
19 mars 1514 : Le coeur d’Anne de Bretagne est déposé au Couvent des Carmes à Nantes.

Sources Dom Morice, Mémoires pour servir de Preuves à l’Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne en 3 Tomes.

autres sources :

https://bibliologiemedievale.wordpress.com/anne-de-bretagne-ses-manuscrits/

3 commentaires sur “Anne de Bretagne

  1. DIX SIECLES D’HISTOIRE BRETONNE EN TROIS MOTS : A LA SOUPE, A LA SOUPE ! (La philosophie élevée des « milieux » politiques « bretons »).

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    NOTES DE LECTURES DU BON DOCTEUR : Luchaire Achille, Les premiers Capétiens, 987 – 1137; Paris, Hachette 1980.

    A propos des Bretons, on lit ces phrases terribles : « Le pape Pascal II adresse aux Bretons ces lignes peu flatteuses: « On nous dit que, dans votre contrée, l’iniquité seule fleurit … non seulement les laïques, mais encore les clercs et les moines se jettent à corps perdu dans toutes les actions illicites » (page 75).

    Rien de changé : des « politiques », dénommés désormais par la population « collabos », vont encore à la soupe, en 2012 et en 2017, auprès du gouvernement de l’occupant, quoique l’histoire bretonne soit aujourd’hui parfaitement connue de ces individus. Et les « hystoryens » continuent à mentir. Tous baissent la tête.

    Luchaire observe : « La féodalité bretonne de cette époque n’est intéressante que lorsqu’elle cesse de se déchirer elle-même, pour courir contre l’étranger ». Détestant les étrangers (les Angevins et les Normands, car le principicule capétien qui porte le titre vain de roi de France est loin, et n’est rien qu’un principicule. Ces nobles, acharnés à s’entre-détruire, n’ont qu’un sentiment commun, mais vivace et profond : « l’amour de l’indépendance de la nation ». Et d’ajouter, devant les incursions des Angevins et des Normands, que pour alimenter leurs querelles de Bretons, tout en détestant ces étrangers, ils provoquent leur immixtion en Bretagne, créant et recréant sans cesse le désordre et le malheur des populations. Mais, précise-t-il, « les bretons résistent; tantôt battus, tantôt victorieux, ils se refusent à subir le joug ».

    Lorsque le normand Guillaume le Conquérant vient avec ses armées en Bretagne, surpris, il trouve devant lui « un bloc de granit » (sic).

    C’était le bon temps : aujourd’hui, réduits à l’état de petits cailloux, voire de sable fin, on foule les Bretons sous ses sabots : ça ne craque même plus !

    Dix siècles de chicailleries bretonnes, qui frisent le délire. Mais aujourd’hui, des jeunes Bretons, qui voient enfin clair, ont accolé aux noms de tous ceux qui vont trahir à Paris ou ailleurs, une délicieuse formule, qui leur tient lieu de sésame : « A la soupe, à la soupe ! » On dit que le mal est très contagieux, et que d’aucuns tremblent dans leurs braies.

    LE BON DOCTEUR. (Texte à publier dans « Les bonnes paroles »)

    Nota bene : le bon docteur travaille à une biographie d’Anne de Bretagne. Du nouveau, enfin, sur notre bonne Duchesse.

  2. ANNE DE BRETAGNE

    LA GRAVITE DES VOMISSURES DEVERSEES SUR LA DUCHESSE ANNE

    Louis MELENNEC, docteur en droit, DEA d’histoire.

    Les Nations se constituent au fil des siècles. A force d’avoir vécu ensemble, partagé les mêmes mythes, les mêmes valeurs, les mêmes croyances, d’avoir défendu leur pays contre les incursions étrangères, d’avoir partagé les mêmes peines, les mêmes chagrins, les mêmes épreuves, les personnes qui vivent sur le même territoire développent un sentiment d’avoir de nombreuses choses en commun, d’appartenir à une même famille. C’est cela la Nation.

    Les personnages « historiques » ne sont pas, à proprement parler, un « critère » de la Nation. Leur rôle n’en est pas moins très important, car ils contribuent à l’histoire, ils la font souvent, et, pour les plus remarquables, servent aux peuples de modèles d’identification.

    Ce qui s’est passé à Nantes, en 2007, au château des Ducs de Bretagne, ou Anne de Bretagne à été traînée dans la boue – sous la responsabilité de la municipalité de surcroît – me semble infâme. Je ne suis pas prêt d’oublier celà, et on me verra y revenir encore.
    Quelques « hystoryens », ont cru se rendre intéressants, en dénigrant à la fois Anne de Bretagne et son œuvre. Les faits sont têtus. La Duchesse a eu une pensée politique ferme, arrêtée, obstinée. En 17 ans de règne, elle accomplit un travail CONSIDERABLE.

    I – LA RECONQUETE DE L’INDEPENDANCE DU DUCHE.

    La Bretagne, néantisée et annexée par Charles VIII, impose un nouveau statut, par un traité négocié pied à pied entre Anne et Louis XII, signé à Nantes le 7 janvier 1499. Pour résumer ce contrat complexe (Morice, Preuves III, 813).

    – La Bretagne et la France resteront à jamais des pays distincts et séparés.
    – La Bretagne sera gouvernée par son Duc, et aura, à jamais, ses institutions propres.
    – Le trône de Bretagne échoira au deuxième enfant du couple royal – fille ou garçon -, après la mort d’Anne et de Louis. S’il n’y a qu’un enfant, la clause reste valable pour les générations suivantes. En toute hypothèse, ce sont les « vrays et plus proches héritiers » qui « succèderont auxdits Duché et seigneuries », sans que « les rois en puissent rien quereller » ( = contester).
    Ce traité, qui, hélas, sera une fois de plus violé par la France, EST L’ŒUVRE MAJEURE d’Anne de Bretagne. N’aurait-elle que ce traité à son actif, cela ferait d’elle une héroïne.

    II – LA RESTAURATION DE L’ETAT ET DU GOUVERNEMENT BRETONS PAR ANNE DE BRETAGNE (1498-1514).

    Sur le terrain, l’œuvre politique d’Anne de Bretagne est considérable :

    – Le titre de Duchesse, dès la mort de son mari, redevient effectif (oh combien !). C’est elle qui gouverne – en coordination avec son mari (qui porte aussi le titre de Duc), et avec la chancellerie qui, en fait, interviennent peu (Lepage, thèse, et l’Union, p. 127).

    – Elle rétablit la Chancellerie (Premier ministère), et le gouvernement (le Conseil ducal) d’une manière spectaculaire, deux jours après la mort de son mari le 9 avril 1498.

    – Elle reprend le contrôle des Etats de Bretagne, quoique ceux-ci continuent à être convoqués officiellement par Louis XII. Elle participe à l’activité législative, et à la politique fiscale . Charles VIII avait diminué les impôts, dans le but de se concilier la population. Elle accentue cette politique, fort appréciée de ses sujets (le fouage, de 12 livres par feu pendant les guerres, est ramené à 4 livres certaines années) (Lepage, thèse, p. 147).

    – Elle se rend maîtresse des grandes nominations dans l’administration, dans les finances, dans la justice, et « rebretonnise » toutes les grandes fonctions (Id. 215).

    – En excellentes relations avec la Papauté, elle obtient du pape un Décret (un « motu proprio »), aux termes duquel seuls des Bretons peuvent obtenir des bénéfices ecclésiastiques en Bretagne, c’est à dire être nommés évêques ou abbés (Quillet, 311).

    – Dans le domaine militaire, elle nomme des Bretons dans les principaux postes, quoiqu’elle aide son mari dans sa politique de conquêtes en Italie, sans l’approuver.

    – Elle brise la politique monétaire de Charles VIII. Dès son arrivée à Nantes, en 1498, elle fait battre des monnaies à son nom, dont la fameuse « cadière » d’or (du latin : chaise) sur laquelle elle figure en souveraine, assise en majesté sous un dais, tenant l’épée nue dans la main droite, pointée vers le haut, le sceptre dans la main gauche. Le contrat de mariage impose que le roi doit « mettre en ses titres Duc de Bretagne pour les affaires du Pays » (Cf. Daniel Cariou).

    – La politique d’Anne a une portée idéologique forte, destinée à affirmer péremptoirement l’identité bretonne. Entre autres choses, passionnée d’histoire, elle fait écrire deux histoires de la Bretagne, remplissant ses devoirs de souveraine ; elle continue les travaux de construction du Palais des Ducs ; elle fait édifier le monument funéraire de ses parents, l’un de plus beaux du siècle …

    Lorsqu’elle meurt, la Bretagne est redevenue bretonne, et LIBRE. Elle a eu l’habileté de se réconcilier – au moins en apparence – avec les grands du Duché (Rohan, Rieux…) ; elle est adulée par son peuple, qui sait ce qu’il lui doit : l’élimination des Français, la DIGNITE retrouvée. Il est mensonger et puérile de nier son oeuvre.

    III –  L’OBSESSION DU MAINTIEN DE L’INDEPENDANCE DU PAYS APRES SA MORT.

    Pendant onze ans (1499 à 1510), Anne et Louis ne parviennent à avoir qu’une fille, malgré leur fort désir d’avoir d’autres enfants. Claude, fille unique d’Anne, est l’héritière de droit du trône de Bretagne. Selon les lois de dévolution en vigueur en France, l’héritier de Louis XII est son plus proche parent, son jeune cousin François d’Angoulême, fils de Louise de Savoie.
    Pour Louis XII, l’union de sa fille Claude avec François va de soi : cela représente la réunion de leurs patrimoines ; les petits-enfants à venir perpétueront sa lignée sur le trône français. Anne ne veut à aucun prix de ce mariage qui, elle disparue, a toutes les chances de rendre inéluctable l’annexion de la Bretagne par la France, dont elle connaît les convoitises. L’indépendance suppose que la Bretagne – qui abhorre l’idée d’être « fusionnée » avec le royaume ennemi, suppose que le Pays conserve son prince « naturel », ses institutions, son gouvernement. Le traité du 7 janvier 1499 A ETE FAIT POUR CELA, pour rien d’autre. Anne, qui a une forte influence sur son mari, développe une opiniâtreté étonnante pour prévenir ce désastre. Ce qui constitue, pour ce couple plutôt uni, un sujet de discorde permanent, Louis XII ayant peine à comprendre les motivations de sa femme :

    – En 1501 et en 1504, deux traités promettent Claude en mariage à Charles de Gand, petit-fils de Maximilien d’Autriche (l’ex-premier mari d’Anne). Cet illustre bambin n’est autre que le futur Charles Quint. Anne n’a pas été Impératrice : sa fille le sera. L’une des clauses du contrat : la Bretagne appartiendra aux deux époux, non au roi de France ! (Sismondi, XI, 4).

    – En 1505, à l’occasion d’une grave maladie du roi, Anne envisage de fuir à Nantes, par la Loire, pour se mettre à l’abri, ayant tout à craindre de Louise de Savoie et de son fils François, avec sa fille, celle-ci étant garante de l’indépendance du pays. C’est une sage précaution, compte tenu des mœurs de l’époque. Le projet est éventé … et le roi guérit. Anne reste donc à la Cour, avec son mari, qui ne lui conserve d’ailleurs aucune rancune (Sismondi, XI, 7), son attitude ayant été légitime.

    – En 1506, bravant sa femme, à la supplication des Etats généraux de France, Louis XII fiance Claude et François d’Angoulême, héritier du trône de France, ce qu’il désire, d’ailleurs, ardemment. Furieuse, « moult déplaisante », Anne arrache à son mari Louis XII un addendum par lequel elle se réserve, s’il lui naît un fils (elle n’a que 29 ans), de disposer de la Bretagne en sa faveur, ce qui préservera l’indépendance du Pays (Mor. III, 879. Lacroix, 338)

    – Jusqu’à sa dernière maladie, en 1513, Anne tente d’avoir d’autres enfants ; elle fait ce qu’il faut pour cela, bien que son mari soit chroniquement malade. En 1510, naît une fille viable, Renée (qui, éloignée de France, deviendra duchesse de Ferrare en 1528) ; en janvier 1512, elle accouche d’un garçon mort né : la malchance la poursuit : la duchesse héritière Claude n’échappera pas à son destin : épouser François, futur roi de France (De Maulde, 313).

    – L’un de ses derniers projets, peu avant sa mort, est de faire passer sur la tête de sa deuxième fille, Renée, les droits de sa sœur Claude, laquelle, même si elle épouse François, futur roi de France, cessera d’être Duchesse de Bretagne (on est mal renseigné sur ce projet, mais on sait que Louis XII, à la fin de 1514, Anne étant décédée y pensera aussi) (Puault, De Maulde, ).

    Son plus cher désir, celui de protéger son Pays, et de faire en sorte qu’il ne devienne jamais français ne se réalisera pas : Anne meurt trop jeune, à 37 ans, le 9 janvier 1514, laissant deux filles mineures aux mains de François I er, de sa mère Louise de Savoie, du Chancelier Duprat, un trio corrompu, d’une malhonnêteté peu commune, qui vont « broyer » les deux princesses bretonnes.

    IV – LE CARACTERE D’ANNE DE BRETAGNE.

    Les pamphlets publiés sur Anne de Bretagne déshonorent ceux qui les ont écrits. Deux  d’entre eux, publiés par Minois et Quilliet chez Gallimard, sont particulièrement haineux. Les actes de la Duchesse, les archives très fournies, ses lettres, les témoignages des contemporains, confrontés aux données des sciences psychologiques (la caractérologie de le Senne, principalement), permettent de savoir avec précision qui elle fut : un être humain très remarquable.
    La caractérologie – Anne est une Active, une Emotive, une Secondaire – la classe dans le groupe des « passionnés », dans cette catégorie de personnages situés au sommet de la pyramide des caractères, groupe très particulier qui compte nombre des grands personnages qui ont fait l’histoire ou l’ont très fortement marquée (parmi eux : Alexandre, César, Louis XI, Michel – Ange, Richelieu, Louis XIV, Pierre I er, Frédéric II, Napoléon Ier, de Gaulle…).

    – UNE FEMME D’ACTION. Anne conçoit et décide vite. Elle est réaliste et lucide. Elle agit avec fermeté, se projette dans le futur, respecte ses décisions, vise des résultats, et les obtient.
    L’oisiveté qui lui est imposée par Charles VIII est aux antipodes de son caractère. Elle donne sa pleine mesure dès la mort de son mari. Levée tôt, couchée tard, elle gouverne la Bretagne
    d’une main ferme, mais aimante. Ses activités à la Cour sont débordantes. A ses rôles de reine et de femme, qui devraient l’accaparer à plein temps, s’adjoignent d’autres. Elle tient école de vertu ; ses « dames », jeunes filles de bonne famille et méritantes, au nombre de près de deux cents, reçoivent à son contact une éducation exemplaire. Elle écrit, s’informe, agit, se préoccupe de tout, reçoit les ambassadeurs. De plus, elle co-gouverne la France avec son mari, les ministres étant en relations permanentes avec elle – en particulier le Chancelier – le cardinal d’Amboise -, dont plusieurs lui doivent leur carrière et leurs fonctions.

    – UNE FEMME TRES MORALE ET TRES REFLECHIE. La fantaisie n’est pas son lot. Ses décisions sont pesées, mûries, réfléchies. Elle est très écoutée de son mari, et lui évite de faire des fautes politiques majeures, notamment avec la Papauté. Elle n’est pas écoutée pour les guerres d’Italie, qui sont, en effet, un désastre. Sa réputation de sagesse est admirée de toute l’Europe.

    – UNE GRANDE SIMPLICITE DE VIE. Comme tous les personnages de la famille caractérologique des « passionnés » Anne, dans le cadre grandiose de la Cour, qu’impose sa Dignité de Duchesse, de Reine, de première princesse de la Chrétienté, vit très simplement, avec son mari et sa fille (bourgeoisement, dit de Maulde, 225, 226) (cf. Pierre I er, Frédéric II, Napoléon I er .. tous soucieux de grandeur, mais simples dans leur existence quotidienne ; Le Senne, 386). Les parures, les bijoux, le luxe sont nécessaires à la manifestation de la grandeur symbolique qu’elle incarne, non une manifestation d’orgueil. Toute portes closes, elle porte des vêtements simples, sans bijoux, et mène avec son mari une existence presque spartiate. Claude est élevée strictement, selon les principes d’Anne. On est aux antipodes de l’éducation d’enfant « gâté » donnée à François par Louise de Savoie, qui en fait un enfant futile, cruel et immoral, entièrement livré à son bon plaisir et à ses instincts, non un « Chevalier », comme on l’a dit (Sismondi,

    – UNE FEMME SENSIBLE ET GENEREUSE. Comme tous les passionnés, elle impressionne lorsqu’on ne la connaît pas, au point de faire presque peur (cf. Louis XIV, Napoléon, de Gaulle …). Mais ce n’est qu’une apparence ; la bonté et le respect d’autrui lui sont naturels, surtout lorsqu’ils sont en situation d’infériorité (ses serviteurs …), alors qu’elle est hautaine avec les prétentieux, et ceux qu’on dénomme les « Grands ». Elle donne par générosité, par bonté (ses œuvres charitables sont infinies, sa piété est ardente et entière, sa vertu un roc ; De maulde, 116), et parce que ses revenus considérables lui imposent d’aider les autres. Elle est l’inverse d’un « panier percé » ; elle gère ses biens avec économie ; à sa mort, elle laisse une fortune impressionnante, due à sa vertu de dépenser beaucoup moins qu’elle le pourrait, là ou les princes du temps sont toujours en déficit (De Maulde, 302, 340 ; Mor. Pr. 1372). Ce trait de caractère est une certitude, non une hypothèse (les sottises écrites sur ce point abondent, par Minois notamment, qui confondent le cadre princier dans lequel vivent les princes, et leur caractère) (Le Senne, 363).

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    Il n’y a, sur ce personnage très remarquable, aimant passionnément son pays et ses Bretons, de notes discordantes que chez les « hystoryens » » qui pensent qu’une biographie consiste à accumuler quelques dates, quelques ragots de plus ou moins mauvais goût, que vomir sur autrui (en recopiant copieusement, en l’espèce, ce que Michelet, qui détestait Anne de Bretagne, a écrit), sans la moindre connaissance des sciences psychologiques, donne de l’importance. Douée – comme tous les passionnés – pour l’autorité et le commandement, il n’y a, chez elle, aucune trace de cruauté, ni aucune tendance à faire de mal à quiconque, sauf si l’on s’attaque à elle, et même si elle sait punir ses ennemis, surtout s’ils commettent un crime de lèse majesté (en pareil cas, punir est un devoir, il est heureux qu’elle l’ait fait : à travers sa personne, c’est la Bretagne qui est concernée : cf. l’affaire Rohan-Gié, De Maulde, 158, 163, 182)) – comme aussi pardonner. Connue dans le monde entier comme l’une des grandes figures de l’humanité, elle est, reste, restera la grande héroïne des Bretons : les sots et les mesquins n’y pourront rien. (Google : une exposition porcine melennec, site).( Louis Mélennec, Le caractère et la personnalité d’Anne de Bretagne à la société d’histoire et d’archéologie de Nantes, 2002 : standing ovation, mais aucune réinvitation par la suite) (Pour les apprentis biographes : Le Senne, PUF, Traité de caractérologie, Paris, 1952, 658 pages).

    LOUIS MELENNEC.

    Cet article a été écrit en 2009. Il est relu en 2017 : tout ce qui est écrit ci-dessus est exact. On l’aura sans doute compris : Le bon docteur appartient aussi au groupe caractérologique des passionnés, ce qui rend pour lui particulièrement aisé la lecture du caractère des personnes de son propre groupe).

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